Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire accueille une nouvelle figure du barreau. Avocate et désormais conseillère constitutionnelle, Me Yolande Nda Tanoh épouse Bakayoko a été nommée par décret présidentiel le 23 septembre 2026. Son mandat, d’une durée de six ans, prendra effet à compter du 1er octobre.
Cette nomination inscrit son parcours dans une institution au cœur de la vie juridique et institutionnelle ivoirienne. Elle intervient également dans un contexte marqué par une forte dimension familiale : Me Yolande Nda Tanoh rejoint en effet une institution que son père avait lui-même intégrée plusieurs années auparavant.
Lire aussi : Magatte Wade, l’Africaine qui transforme les richesses du continent en puissance économique
Son père, Me Kouadio Tano Emmanuel, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, avait été nommé membre du Conseil constitutionnel en 2011. Figure connue du monde juridique ivoirien, il est décédé en mars 2026.
La nomination de sa fille donne ainsi une résonance particulière à son entrée au sein de la haute juridiction constitutionnelle. Elle vient prolonger un parcours familial profondément lié à l’exercice du droit et aux institutions judiciaires du pays.
Me Yolande Nda Tanoh est par ailleurs la veuve de Hamed Bakayoko, ancien Premier ministre ivoirien, ancien ministre de la Défense et ancien ministre de l’Intérieur, décédé en mars 2021. Son parcours personnel et professionnel la situe ainsi au croisement de deux univers particulièrement présents dans la vie publique ivoirienne : le droit et la gouvernance.
Au Conseil constitutionnel, elle exercera désormais aux côtés de deux autres personnalités nommées à ses côtés, les magistrats Ali Yéo et Mamadou Diakité.
Avec ce renouvellement, l’institution constitutionnelle renforce ainsi son équipe autour de profils issus notamment du monde judiciaire. Pour Me Yolande Nda Tanoh, cette nouvelle responsabilité marque surtout une étape majeure de son parcours d’avocate et l’inscrit désormais au sein de l’une des institutions centrales de l’architecture juridique ivoirienne.