Passer au contenu principal

LeadElles

jeudi, octobre 15, 2026 03:02
DERNIERES NOUVELLES
Sénégal : la société civile relance la mobilisation pour la grâce de Mbayang Diop

Sénégal : la société civile relance la mobilisation pour la grâce de Mbayang Diop

Confiance en soi chez l’enfant : 7 clés pour aider son enfant à s’épanouir

Confiance en soi chez l’enfant : 7 clés pour aider son enfant à s’épanouir

Togo : la première Foire Agricole et Artisanale des Savanes s’annonce du 21 au 27 décembre 2026

Togo : la première Foire Agricole et Artisanale des Savanes s’annonce du 21 au 27 décembre 2026

Métiers de la beauté au Togo et à la diaspora : Ouverture du MACOEC, les experts passionnés appelés à candidater

Métiers de la beauté au Togo et à la diaspora : Ouverture du MACOEC, les experts passionnés appelés à candidater

Octobre rose 2026: Le Groupement des Femmes vaillantes du Grand-Lomé donne rendez-vous aux femmes ce 20 octobre à Lomé

Octobre rose 2026: Le Groupement des Femmes vaillantes du Grand-Lomé donne rendez-vous aux femmes ce 20 octobre à Lomé

Santé mentale au Togo : Germain Doubidji mobilise la presse contre les préjugés

Santé mentale au Togo : Germain Doubidji mobilise la presse contre les préjugés

Octobre Rose 2026 : le Centre Amazone sensibilise sur le cancer du sein

Octobre Rose 2026 : le Centre Amazone sensibilise sur le cancer du sein

Togo : Zinétou Bamba sacrée Reine du Bled 2026

Togo : Zinétou Bamba sacrée Reine du Bled 2026

Gabon : la Première Dame récompensée pour son action contre le cancer

Gabon : la Première Dame récompensée pour son action contre le cancer

Maintien des filles à l’école : IYAWO donne rendez-vous à Lomé

Maintien des filles à l’école : IYAWO donne rendez-vous à Lomé

La confiance en soi ne s’impose ni par les discours ni par les récompenses. Elle se construit dès les premières années de vie, au fil des expériences, des encouragements et de la relation que l’enfant entretient avec ses parents. Les mots qui rassurent, le droit à l’erreur, la liberté d’essayer et le sentiment d’être aimé sans condition constituent les fondations de cette assurance personnelle. Pour les parents, l’enjeu est essentiel : aider leur enfant à croire en ses capacités, sans lui faire craindre l’échec.

Comprendre la confiance en soi chez l’enfant

Avoir confiance en soi, c’est croire en sa capacité à affronter les difficultés, à prendre des initiatives et à progresser malgré les obstacles. Chez l’enfant, cette assurance se manifeste lorsqu’il ose essayer une nouvelle activité, exprime son opinion, noue des relations avec les autres ou recommence après un échec.

Un enfant confiant n’est pas nécessairement celui qui ne doute jamais. C’est plutôt celui qui, malgré ses hésitations, se sent capable d’avancer et sait qu’il peut compter sur ses proches en cas de difficulté.

Cette confiance se développe dès la petite enfance. La qualité des relations avec les parents et les adultes de référence joue un rôle déterminant. Lorsqu’un enfant se sent aimé, écouté et soutenu, il explore plus facilement son environnement. Il sait qu’une erreur ou un échec ne remet pas en cause sa valeur aux yeux de ceux qui comptent pour lui.

1. Valoriser les efforts plutôt que les seules notes

Dans de nombreuses familles africaines, les résultats scolaires occupent une place centrale dans l’éducation. Les bonnes notes suscitent des félicitations, tandis que les mauvaises peuvent entraîner reproches et sanctions. Cette attention portée aux performances risque toutefois de faire oublier l’essentiel : les efforts consentis par l’enfant pour apprendre et progresser.

Encourager le travail, la persévérance et les progrès permet de lui faire comprendre que ses capacités peuvent se développer. Dire « tu as beaucoup travaillé pour obtenir ce résultat » valorise davantage le chemin parcouru qu’un simple compliment sur une note.

À l’inverse, lorsqu’il pense que seule la réussite compte, l’enfant peut finir par éviter les activités difficiles, par peur de décevoir ou de paraître incapable. Il vaut donc mieux lui apprendre que l’échec fait partie de l’apprentissage et qu’une difficulté n’est pas une preuve d’incompétence.

2. Lui donner progressivement de l’autonomie

À force de vouloir protéger leur enfant, certains parents finissent par accomplir à sa place des tâches qu’il pourrait apprendre à réaliser seul. Cette surprotection, même motivée par de bonnes intentions, peut freiner le développement de son autonomie et de sa confiance personnelle.

Nouer ses lacets, ranger ses affaires, choisir entre plusieurs possibilités adaptées à son âge ou chercher une solution à un désaccord avec un camarade sont autant d’occasions d’apprendre à se débrouiller.

L’objectif n’est pas de laisser l’enfant seul face à toutes les difficultés, mais de lui permettre d’essayer avant d’intervenir. L’accompagnement parental reste nécessaire, notamment lorsque la situation présente un risque ou dépasse ses capacités.

Dans les sociétés africaines, où le respect des aînés et l’encadrement familial occupent une place importante, cet équilibre mérite une attention particulière. Guider un enfant ne signifie pas décider systématiquement à sa place. L’autonomie s’apprend progressivement, dans un cadre rassurant.

3. Choisir des mots qui encouragent

Les paroles des parents contribuent à façonner la manière dont l’enfant se perçoit. À force d’entendre qu’il est maladroit, paresseux, stupide ou incapable, il peut finir par intégrer ces jugements à son identité.

Les encouragements doivent donc occuper une place importante dans les échanges familiaux. Cela ne signifie pas qu’il faut éviter toute remarque ou toute correction, mais qu’il est préférable de critiquer un comportement plutôt que de rabaisser la personne.

Dire « tu peux encore améliorer ton travail » ouvre une perspective de progrès. Affirmer « tu ne réussis jamais rien » enferme au contraire l’enfant dans une image négative de lui-même.

Les compliments gagnent également à être précis et sincères. Plutôt que de lui répéter qu’il est le meilleur en tout, les parents peuvent souligner un effort particulier, une idée originale ou un progrès observable. L’enfant apprend ainsi à reconnaître ses qualités sans développer une image irréaliste de ses capacités.

4. Encourager ses passions et ses centres d’intérêt

Le sport, la musique, la danse, le dessin, la cuisine ou le jardinage peuvent contribuer au développement de la confiance en soi. Lorsqu’un enfant découvre une activité qui lui plaît, il dispose d’un espace pour explorer ses capacités, exprimer sa créativité et mesurer ses progrès.

Ces activités lui apprennent aussi la patience, la discipline et la persévérance. Il découvre que les résultats demandent du temps et que la satisfaction vient parfois moins de la victoire que du chemin parcouru.

Dans les familles où la réussite scolaire est considérée comme la priorité absolue, les loisirs peuvent être relégués au second plan. Pourtant, les activités extrascolaires ne sont pas nécessairement une distraction. Lorsqu’elles sont adaptées à l’âge et aux intérêts de l’enfant, elles peuvent enrichir son développement et lui permettre de révéler des talents qui ne se manifestent pas toujours en classe.

5. Montrer l’exemple au quotidien

Les enfants apprennent autant en observant les adultes qu’en écoutant leurs conseils. Un parent qui se dévalorise constamment, renonce dès la première difficulté ou craint systématiquement le regard des autres peut, sans le vouloir, transmettre ces attitudes.

À l’inverse, un adulte qui reconnaît ses erreurs, affronte les problèmes avec calme et poursuit ses efforts donne à l’enfant des repères concrets.

Partager ses propres expériences peut également être utile. Expliquer qu’une situation a suscité de la peur, qu’un projet n’a pas abouti comme prévu ou qu’une difficulté a été surmontée permet de montrer que le doute est normal.

L’enfant comprend alors que le courage ne consiste pas à ne jamais avoir peur, mais à apprendre à agir malgré ses appréhensions, lorsque la situation le permet.

6. Créer un environnement familial sécurisant

La confiance en soi se développe difficilement dans un climat dominé par la peur, les humiliations ou les menaces. Pour oser s’exprimer et essayer de nouvelles choses, l’enfant a besoin de se sentir respecté, écouté et en sécurité.

Cela suppose notamment de lui permettre d’exprimer ses émotions sans les ridiculiser, de l’écouter lorsqu’il rencontre une difficulté et de considérer ses erreurs comme des occasions d’apprentissage. Les règles et les limites restent indispensables, mais elles peuvent être posées sans violence ni humiliation.

Les punitions corporelles et les humiliations publiques, encore présentes dans certaines pratiques éducatives, risquent de fragiliser l’estime de soi et la relation de confiance avec les adultes. Elles peuvent apprendre à l’enfant à obéir par peur plutôt qu’à comprendre le sens des règles.

Une éducation bienveillante ne signifie pas l’absence de discipline. Elle consiste à associer fermeté, respect et dialogue, afin que l’enfant puisse grandir dans un cadre à la fois structurant et rassurant.

7. Lui apprendre à accepter l’échec

Un enfant qui croit devoir réussir à chaque tentative peut développer une peur excessive de l’erreur. Cette appréhension l’empêche parfois de prendre des initiatives, de découvrir de nouvelles activités ou de persévérer lorsqu’il rencontre un obstacle.

Les parents ont donc intérêt à dédramatiser les échecs sans minimiser les déceptions. Après une mauvaise note, une compétition perdue ou un projet inabouti, ils peuvent aider l’enfant à comprendre ce qui s’est passé, à identifier les difficultés et à réfléchir aux moyens de progresser.

L’essentiel est de lui faire comprendre qu’un résultat décevant ne définit ni son intelligence ni sa valeur. Il peut échouer à une tâche sans être un enfant incapable.

Cette distinction nourrit une confiance plus solide : l’enfant apprend à reconnaître ses limites du moment tout en conservant la conviction qu’il peut progresser.

La confiance en soi, un socle pour l’avenir

Un enfant qui développe une confiance en soi équilibrée est mieux préparé à exprimer ses besoins, à nouer des relations saines, à prendre des initiatives et à faire face aux difficultés. Cette assurance ne le mettra pas à l’abri des échecs ou des déceptions, mais elle peut l’aider à les traverser sans remettre systématiquement en question sa propre valeur.

Lire aussi : Vacances scolaires : comment occuper utilement les enfants et transformer le repos en opportunité d’apprentissage

Pour les parents, cette construction ne repose pas sur une méthode miracle. Elle se joue dans les gestes ordinaires : écouter sans juger, encourager sans exagérer, corriger sans humilier et laisser l’enfant apprendre par l’expérience.

La confiance en soi se nourrit ainsi de la cohérence entre les paroles et les actes. Plus qu’un enfant à qui l’on répète qu’il est capable, il s’agit d’élever un enfant qui, au fil du temps, apprend à le croire lui-même.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *